lundi 8 décembre 2014

Le blog : outil marketing, mais pas que...


blog
L'expérience la plus aboutie en matière de nouvelles pratiques de travail collaboratif et de communication interne est le réseau social d'entreprise. De grands groupes français (Orange, Simply Market du groupe Auchan entre autres..)développent ce type de projets depuis un certain nombre d'années déjà.



Mais quid des PME/PMI ?

Si l'intérêt de créer un site et/ou un blog, pour communiquer autour de son métier et de ses produits, n'est plus à démontrer, pour toute entreprise, quelle que soit sa taille, elles sont encore peu nombreuses à s'engager dans la mise en place d'une politique de gestion des connaissances (knowledge management).

Quels sont les enjeux et les contraintes d'une telle stratégie ?

  • accéder aux connaissances et à l'information facilement, sans alourdir le travail quotidien,
  • partager les informations mais se protéger pour ne divulguer que ce qui est nécessaire,
  • développer la culture de l'entreprise notamment la mémoire de ses savoirs et savoir-faires,
  • être créatif et innovant tout en restant structuré et organisé,
  • permettre une prise en main simple et rapide des outils.
Les solutions de knowlege management sont jugées surdimentionnées et technologiquement trop complexes par les dirigeants de PME.

Le blog peut constituer un outil intéressant pour les chefs d'entreprise qui souhaitent mettre en place une stratégie d'échange et le partage des informations et connaissances, à la fois simple et souple.

En effet, les blogs ne sont pas nécessairement accessibles au public sur internet. Leur accès peut être limité aux collaborateurs de l'entreprise et partenaires autorisés, grâce à une structure d'accès par identification.
En matière de communication interne, le blog présente plusieurs avantages, notamment par rapport au mail :
- Il conserve un historique des articles, par catégories : un problème déjà résolu peut être indéfiniment consulté.
- Il permet à chacun d'apporter sa contribution à la communauté : poser des questions, faire part de ses commentaires ou de ses difficultés, partager ses solutions ou améliorer celles d'autres membres.

Les publications et commentaires peuvent être soumis à l'appréciation d'un modérateur pour filtrer les informations inutiles, obsolètes ou inadaptées à l'activité de l'entreprise, pour ne garder que l'essentiel.

Plusieurs évènements dans la vie de l'entreprise, permettent d'apprécier l'utilité d'un blog interne, notamment :
  •  l'intégration d'une nouvelle recrue : le blog peut lui permettre de trouver des réponses à de nombreuses questions sur son nouvel environnement de travail et de partager ses idées neuves,
  • un changement d'organisation : l'article de blog peut jouer le rôle d'une note de service, avec en plus une fonction de "feedback" pour détecter rapidement les difficultés,
  • un sinistre qui fait appel à la mobilisation collective,
Mais, c'est surtout à l'aube d'une transmission, lors de l'évaluation du capital humain de la PME, que les outils d'échange et de partage des informations et connaissances vont être appréciés. L'existence d'un blog interne constitue un support incontournable d'appréciation, pour peu qu'il ait suffisamment d'antériorité.

jeudi 16 octobre 2014

Des formations universitaires gratuites en ligne : c'est sur FUN !

Lancée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en octobre 2013, FUN (France Université Numérique) est une plateforme de MOOC mise à disposition des établissements de l’enseignement supérieur français et de leurs partenaires académiques dans le monde entier.
Les MOOCs (Massive Open Online Courses, en français « Cours en ligne ouverts à tous ») sont des formations ouvertes et à distance en télé-enseignement.
La principale nouveauté par rapport aux cours en ligne et tutoriels gratuits, déjà présents sur le web depuis plusieurs décennies, c'est que le MOOC est interactif. Il a une date de début et une date de fin entre lesquelles enseignants et apprenants communiquent. Les étudiants et les internautes peuvent suivre ces cours de manière interactive et collaborative, à leur rythme. Des questionnaires permettent d'évaluer la progression et les connaissances acquises. Certains MOOCs sont certicatifs : Il est possible d'obtenir un certificat de réussite en fin de session.
Tous les cours présents sur FUN sont conçus par des professeurs d’universités, écoles françaises et leurs partenaires académiques internationaux.
De nombreux MOOCs peuvent être suivis sans prérequis. Néanmoins, ils s'adressent principalement à un public de niveau supérieur.

vendredi 26 septembre 2014

Des outils bureautiques gratuits à mettre dans sa poche !


Oui, c'est possible !  

CamScanner, application pour smartphone, permet de disposer d'un scanner qui numérise les documents au format pdf. Le document scanné par l'appareil photo du smartphone, peut être recadré amélioré, assemblé à d'autres pages..Il peut être renommé, annoté et envoyé par mail ou partagé sur Google drive. L'accès au document peut être protégé par un mot de passe..Voila pour la version gratuite. 

Dans le même style, PdfSAM est une application gratuite qui vous permet d'assembler plusieurs fichiers pdf en un seul ou de découper un fichier pdf en plusieurs. Il est possible d'insérer des pages, d'en supprimer, de les reclasser..

Toutes ces applications gratuites qui transformeront votre smartphone en outils "pro", sont à consulter dans le hors série n°82 de 01.net du 25 septembre 2014 (4.90€). 


vendredi 22 août 2014

Clientèle et fonds de e-commerce


Tout se vend et tout s’achète sur le net ! 

Les fichiers clients et sites de e-commerce n’échappent pas à la règle.


balanceTous les professionnels du e-commerce sont potentiellement intéressés par le marché des clientèles en ligne, sur lequel de plus en plus d’entreprises se positionnent.
Combien vaut un site ? Comment évaluer sa clientèle ? Voilà des questions qui se posent fréquemment à tous ceux qui souhaitent étendre ou réorienter leur business.
Cet d’article a pour objectif d’informer les professionnels du e-commerce sur les principales caractéristiques de ce type d’opération, afin qu'ils se posent les bonnes questions, qu'ils aient des points de repère pour entreprendre les bonnes démarches...
Tout commence par une analyse préalable des différents biens que vous pourriez souhaiter acheter ou vendre, dans le cadre de vos activités de cybermarchand.
Avant de consulter les offres ou d’émettre des demandes pour acquérir ou céder des biens destinés à l’activité de e-commerce, il est utile de savoir s’ils présentent ou non les caractéristiques d’un fonds de e-commerce.

Quel est l’intérêt ?  Les opérations d’achat et de vente portant sur un fonds de e-commerce vont pouvoir bénéficier du régime protecteur de la propriété commerciale.  
  • protection du vendeur pour obtenir paiement du prix : l’inscription du privilège du vendeur prime toute inscription prise dans le même délai du chef de l'acquéreur et elle est opposable aux créanciers de l'acquéreur.  
  • protection de l’acquéreur : garantie due à l’inexactitude des faits : le vendeur garantie à l’acheteur l’exactitude des mentions insérées dans l’acte de cession du fonds. En cas d’omission ou d’inexactitude, l’acquéreur peut demander l’annulation de la vente ou la révision de l’acte de vente, notamment du prix.
  • possibilité de donner son fonds en nantissement, de l’apporter en société : conditions souvent nécessaires à l’obtention d’un financement pour réaliser l’opération.

Quelles sont les contraintes, compte tenu de la réglementation et des formalités qui encadrent la cession d’un fonds ?
  • Intervention d’un professionnel du droit : il est nécessaire de faire appel à un professionnel du droit pour établir l’acte de cession. Cette intervention a un coût. 
  • Enregistrement et droits de mutation : Dans le mois qui suit l'acte de cession ou l'entrée en possession du fonds, l'acquéreur du fonds de commerce ou de la clientèle commerciale doit effectuer son enregistrement auprès du service des impôts, en déclarant la mutation du fonds de commerce ou de clientèle (imprimé 2672).
Cette formalité donne lieu au versement par l'acheteur de droits d'enregistrement dont le montant, hors charges, est de :
  • 3 % du prix de vente pour la partie entre 23.000 € et 200.000 €,
  • 5 % pour la partie au-delà de 200.000 €.


Comment faire la distinction entre  site marchand  et fonds de e-commerce ?
La reconnaissance de l’existence d’un fonds de commerce électronique n’est pas consacrée par la loi mais la jurisprudence, influencée par la pratique.
Selon un arrêt de la Cour de cassation, il n’y a pas ou plus de fonds de commerce quand il n’y a plus de clientèle qui s’y trouve attachée (Chambre commerciale, 31 mai 1988). C’est donc essentiellement l’existence d’une clientèle propre au site commercial numérique qui conditionne la reconnaissance d’un fonds de commerce électronique.
Si le droit n’a pas clairement défini la clientèle attachée au fonds de commerce électronique, force est de constater, dans la pratique, que cette clientèle se caractérise par sa grande traçabilité. Ainsi, les bases de données clients sont alimentées dès la passation de la commande sur un site marchand. Les professionnels du e-commerce, grâce aux technologies de l’information, peuvent disposer d’une analyse fine et exhaustive du volume des ventes en ligne et des spécificités de la clientèle.
  • les clients sont identifiables,
  • les données clients peuvent être triées et filtrées :
    • en fonction du chiffre d’affaires réalisé sur une période donnée,
    • en fonction du nombre d’achats réalisés pour chaque clients pour évaluer leur fidélité,
    • en fonction de la date des dernières transactions pour apprécier l’actualisation de la base de données…
Ainsi, les données relatives à la clientèle, dans le e-commerce, constituent la source d’information la plus objective pour apprécier la valeur du fonds.  

Concernant les sites, qui se négocient aussi très bien sur la toile, il convient de distinguer plusieurs catégories :
  • les sites vitrines qui présentent une entreprise, ses produits ou services, peuvent mettre l’internaute en contact avec un service commercial mais ne permettent pas d’effectuer des achats en ligne. En l’absence de chiffre d’affaires et de clientèle  propres, les sites vitrines ne peuvent être qualifiés de fonds de commerce.
  • les sites de e-commerce qui génèrent directement des ventes et du chiffre d’affaires grâce aux modules de prise de commandes et encaissements en ligne. Pour ces sites, deux cas de figure :
    • les “pure players”, pour lesquels le rattachement de la clientèle au site marchand sur lequel s’effectue les ventes est indiscutable.
    • les sites de vente en ligne d’enseignes qui opèrent aussi dans le commerce traditionnel. Dans ce cas, le rattachement de la clientèle au site est difficile, notamment lorsque, dans la pratique, les clients possèdent le même numéro de compte, qu’ils achètent en ligne ou en magasin.
Dans la pratique, les acquisitions ou cessions de commerces mixtes portent sur l’ensemble de la clientèle. Le site marchand constitue alors un élément indissociable du fonds de commerce. 
Comment faire la distinction entre fichier clients et clientèle ?
Le fichier clients rassemble des données personnelles collectées, traitées et enrichies par un cybermarchand dans le cadre de ses activités. Il appartient à celui qui l’a constitué, dans le respect des règles de collecte, traitement et protection des données personnelles. Il peut être acquis, cédé voire loué par son propriétaire, dans la mesure où il a demandé à ses clients l’autorisation d’exploiter ces données, lors de leur collecte.
Lorsque la cession porte uniquement sur ces données, en vue de leur exploitation commerciale, la clientèle ne change pas de propriétaire, elle est simplement démarchée par un autre cybermarchand qui opère sur un marché distinct.

Pour résumer, la vente d’un site vitrine ou d’un fichier de données personnelles (clients, prospects) se fait par contrat de vente, de gré à gré, sans formalité particulière.
La vente d’un site marchand avec la clientèle qui lui est attachée peut bénéficier du régime protecteur de la propriété commerciale; il est alors indispensable de faire appel à un conseil spécialisé pour établir l’acte de cession.
Pour un professionnel du e-commerce, la sécurité juridique d’une telle opération le vaut bien !  .